Parc National de Kudu Zombo



Campo- Ma’an (264.064 ha)

Les paysages forestiers/marins de Campo – Ma’an/Rio Campo (771.000 ha), qui s’étirent de la Guinée Équatoriale au Cameroun, qui visent à intégrer les besoins en conservation, les initiatives indigènes et celles concernant la subsistance locale, ainsi que la manifestation d’un fort engagement de l’État, sont le résultat de 20 ans de financement, et cosntituent la contrepartie environnementale de l’oléoduc Tchad-Cameroun.

WWF, qui est la principale ONG présente dans cette zone, œuvre sur les tortues marines, avec quatre espèces dont les sites de nidification sont situés en bord de mer, et les gorilles au sol. La région offre aussi des opportunités pour des initiatives en faveur du développement durable et la subsistance du fait de la présence d’agro-industries et du potentiel écotouristique engendré par le port en eau profonde de Kribi, et la toute première initiative d’accoutumance des gorilles de plaine au Cameroun.
 

Communautés:


Environ 111.038 personnes (64,32% en zone rurale, et 35,68% en zone urbaine) issues des sept groupes ethniques, notamment les Pygmées (Bagyeli), Bulu, Btanga, Iyassa, Mvae, Ntumu et Mabea) vivent dans la zone avec des groupes non-indigènes, à l’instar des Bebilis de l’Est du Cameroun.
 

Principales espèces:


80 espèces de mammifères dont les éléphants de foret, les léopards, les chimpanzés et les gorilles (23 menacées), ainsi que 302 espèces d’oiseaux (24 rares), 122 espèces de reptiles, 80 amphibiens et 250 espèces de poissons. 15 types de végétation, avec 1500 espèces de plantes (114 endémiques dans la région, et 29 dans le parc).
 

Accoutumance des gorilles:


Le groupe focal ‘Akiba’, avec un nombre moyen de 32 nids, est l’un des plus grands groupes connus des plaines occidentales, la moyenne-type de nids étant de 7-8 nids individuels. Parce qu’il est fondamental de la nécessité de pister le groupe focal de gorilles 7 jours par semaine sans interruption, il est vital de maintenir un camp fonctionnel dédié à la recherche et au tourisme en plus d’assurer la sécurité des équipes d’experts chargé de pister ces gorilles pour parvenir à un succès à long terme de l’accoutumance. En effet, l’équipe passe de plus en plus de temps à étudier les gorilles, et ceux-ci s’habituant progressivement à la présence humaine, s’exposent aussi graduellement, et courent le risque d’être blessés par les braconniers. Par conséquent, les ressources destinées à soutenir les équipes anti-braconnage opérant tout près de la zone d’étude (Île de Dipikar) sont vitales pour maintenir la population à long terme.

Au cours de la première année, après que le mâle dominant ‘dos argenté’ a atteint un niveau comportemental de 50% de tolérance/ignorance, et que le projet a été entièrement financé et pourvu en personnel, nous espérons être en mesure de lancer une forme contrôlée d’éco-tourisme axée sur le pistage des gorille. Nous espérons que cette forme d’écotourisme aidera à booster les moyens de subsistance des communautés locales en par la création d’emplois directs et indirects. Avec l’amélioration croissante des capacités de pistage, nous allons aussi commercer à mettre l’accent sur un deuxième groupe focal, afin de répondre à la croissance et à la demande prévisibles découlant d’un programme d’observation des gorilles réussi. Pendant cette période et au-delà, il est impératif d’assurer la sécurité complète de l’ensemble de la zone étudiée, avec une présence accrue et une surveillance continue du personnel de conservation du parc.
 

Surveillance du déboisement de la forêt:



La surveillance directe et indirecte faite à l’aide de cameras-piège à la lisière des zones déboisées sur l’Île de Dipikar pour estimer le potentiel des espèces sauvages diurnes de ce site montre que le parc demeure viable, malgré les menaces. La surveillance du déboisement de la forêt, avec l’installation de trois cameras-piège, a révélé plusieurs espèces de faune, y compris les éléphants, les chimpanzés, les gorilles, les potamochères, les céphalophes à dos rouge, et les  sitatungas.
 

Suivi de la protection du par cet de la criminalité liée aux espèces sauvages :



Le service de la conservation du MINFOF est techniquement et financièrement soutenu dans la conduite de patrouilles terrestres et fluviales mensuelles par la technologie SMART. Un réseau d’informateurs comprenant des membres de la communauté (formel) et les force du maintien de l’ordre (informel) assiste les services du parc dans la collecte du renseignement à travers le parc de Campo-Ma’an, donnant lieu à l’arrestation et à des poursuites judiciaires des contrevenant à loi sur les espèces sauvages.

Grâce à l’assistance d’un conseiller juridique constitué, les affaires relatives aux espèces sauvages enrôlées au Tribunal de Grande Instance de Kribi aboutissent à plus 70%, et des verdicts dissuasifs prononcés


 
Baby elephant takes refuge by a WWF car along road to Campo Ma'an National Park 
© WWF/Kudu Zombbo
Un éléphanteau se réfugiant près de la voiture de WWF sur la route mènant au Parc National de Campo Ma’an
© WWF/Kudu Zombbo
Gorilla, Lobeke National Park, Cameroon 
© Marius Sombambo/WWF
Gorille au Parc National de Lobeke, Cameroun
© Marius Sombambo/WWF
 
© Eno Nku/WWF
Femmes passionnées par la protection des gorilles
© Eno Nku/WWF
 
© Urbain Nzitoua/CMNP
Les animaux en divagation sont réintroduits dans leurs habitats naturels
© Urbain Nzitoua/CMNP