Parc National de Bakossi (29.320 ha)

Créé par décret du Premier ministre N° 2007/1459/PM du 28 novembre 2007, le Parc National de Bakossi a une superficie de 29.320 ha, et s’étend sur trois arrondissements (Bangem, Tombel, et Nguti) du Département du Kupé-Muanenguba, Région du Sud-ouest. C’est l’unique parc national situé dans l’écorégion des forêts de hautes terres.
 
Le parc national de Bakossi a été créé pour protéger la diversité des plantes et les bassins hydrologiques. Le Muandelengoh (1895 m), son point culminant, est situé non loin des villages Muadelengoh, Ndun, et Mualong, au sud de la vallée de Mbwe, et est très visible depuis Bangem, à quelque xxx km. Le parc a une forte diversité florale et faunique, avec un taux élevé d’endémisme. Les forêts et bosquets sacrés appartenant aux populations locales mais situés à l’intérieur de ce parc national recèlent une diversité de plante remarquablement plus élevée que celle du Mont Cameroun voisin.
 
Bakossi est un point havre unique pour de nombreuses espèces de primates, dont le drill (Mandrillus leucophaeus), l’une des espèces de primates les plus menacées au monde, et le chimpanzé (Pan troglodytes). D’autres primates incluent le colobe roux  de Preuss, la guenon à oreille rouge, la guenon de Preuss, le singe à nez retroussé, le singe Mona, ainsi que d’autres mammifères importants comme les céphalophes bleus, le potamochère, les céphalophes à front rouge, les céphalophes à front noir, le sitatunga, et le pangolin à longue queue.
  

Importance économique

Les forêts du parc national de Bakossi abritent une foison de petits ruisseaux, chutes d’eau et bassin d’eau profonds. Le débit de la rivière Moungo augmente considérablement à l’ouest du parc avec de s’écouler vers le sud sur les flancs de Douala. Tout au long de son passage, des milliers de personnes bien au-delà de la forêt de Bakossi dépendent de la rivière pour leur subsistance en pratiquant des activités telles que la pèche, l’extraction du sable, le transport du bois et de la nourriture.

L’une des particularités de la rivière est qu’elle conserve le même débit, marqué par sa couleur marron unique, en s’écoulant silencieusement vers le sud pour se déverser dans l’océan atlantique. Une partie du Moungo. Une partie de cette rivière est en train d’être captée par un aqueduc pour approvisionner une grande partie de la population de Douala, qui souffre de l’insuffisance de l’offre en eau courante depuis plus d’une décennie. Deux des cinq lacs de cratères – Bermin et Edib – sont situés tout près du parc national de Bakossi.
Bakossi Hospitality, courtesy visit to Muaku Village by WWF team 
© Janet Mukoko/WWF
Visite de l’équipe WWF au village Muaku chez les peuples Bakossi
© Janet Mukoko/WWF
An ecoguard returning from a field trip - Bakossi National Park 
© MINFOF/Kupe Muanenguba
Un éco-garde de retour d’une mission du terrain au Parc National de Bakossi
© MINFOF/Kupe Muanenguba
Nkugee falls Baseng/Bakossi National Park 
© T.Ngwene/WWF
Les chutes de Nkugee a Baseng au Parc National de Bakossi
© T.Ngwene/WWF